La commande usermod (pour “user modify”) permet de modifier les propriétés et les accès d’un compte utilisateur qui existe déjà sur votre serveur. C’est l’outil privilégié pour faire évoluer des droits sans avoir à supprimer puis recréer un profil de zéro.
Voici les utilisations les plus rentables pour l’administration quotidienne :
- Ajouter un utilisateur à un groupe supplémentaire avec
-aG(append group) C’est l’usage de loin le plus fréquent et le plus critique. L’option-aest indispensable ici : elle indique au système d’ajouter le nouveau groupe sans effacer l’appartenance de l’utilisateur à ses groupes précédents. C’est idéal pour octroyer de nouveaux droits (comme les droits d’administration) à un compte existant.
Bash
usermod -aG sudo utilisateur_test
- Restreindre l’accès au terminal avec
-s(shell) Pour des raisons de sécurité, un utilisateur peut avoir besoin d’un compte pour faire tourner un service web ou transférer des fichiers, mais sans avoir le droit d’exécuter des commandes dans votre terminal. Cette option remplace son interpréteur de commandes par un accès nul, ce qui bloque toute tentative de connexion directe.
Bash
usermod -s /usr/sbin/nologin utilisateur_restreint
- Modifier le répertoire personnel avec
-d(directory) et-m(move) Si le dossier de travail d’un utilisateur sature l’espace et doit être changé d’emplacement (par exemple vers un disque dur plus grand), cette combinaison d’options redéfinit le chemin de son répertoire de base et y déplace automatiquement tous ses fichiers existants de manière transparente.
Bash
usermod -d /nouveau_disque/utilisateur_test -m utilisateur_test
- Verrouiller et déverrouiller un compte avec
-L(lock) et-U(unlock) Tout comme nous l’avons vu précédemment avec la gestion des mots de passe, ces options permettent de suspendre très rapidement un compte en bloquant sa capacité à se connecter, puis de la rétablir plus tard, le tout sans jamais toucher aux données présentes sur le disque.
Bash
usermod -L utilisateur_suspendu« Revenir à l'index du glossaire



